Muladhara Chakra

MULADHARA CHAKRA

 

Le CHAKRA situé le plus bas, à la base de la colonne vertébrale, dans le plan physique entre l’anus et le sexe, s’appelle MULADHARA CHAKRA et est psychologiquement lié des plus rudimentaires instincts de survie. Il est intimement associé aux sensation de peur, de l’instinct de conservation, de la matérialité. La formation de la structure physique de notre système-corps de chair et d’os se fait surtout par l’action de PRITHIVI GRANTHI.

 

 

Muladhara Chakra ou Prithivi Granthi


La personne sous la prédominance de PRITHIVI GRANTHI vit, elle le reconnaît elle-même, POUR MANGER et elle a d’habitude le corps grand, lourd et disharmonieux, avec un excès de sang, de chair et de graisse, qui la rend difforme et disgracieuse. Elle est, par nature, indifférente, très patiente et extrêmement paresseuse. Elle ne donne pas, généralement, des signes d’inquiétude ardente, dans aucun domaine et ne fait pas de grands efforts pour acquérir quoi que ce soit. Elle est inerte et placide, elle a l’esprit lourd. Comme les roues d’un chariot à buffles, sa vie se déroule à un rythme exagérément lent. Elle fait de son mieux pour se tenir à l’écart des conflits ou des sources d’inquiétude et méprise ceux qui ont des préoccupations ou des passions différentes des siennes. Elle est très dépendante des repas.
Si un désordre ou un dérangement apparaît dans l’activité des glandes contrôlées par ce centre de force, la personne en cause devient terriblement égoïste, son instinct de conservation s’amplifie avec monstruosité et elle est excessivement préoccupée par sa propre santé; elle glisse vers l’hypocondrie.

Son indifférence envers les soucis d’une autre personne, son indolence et sa défaillance augmentent dans des proportions difficiles à imaginer. L’avidité avec laquelle elle s’accroche à la vie, surtout quand elle se sent en danger, est un élément caractéristique de la prédominance de ce centre de force.
Les gens qui vivent chaotiquement, larvairement, de façon complètement inconsciente, même s’ils n’ont pas subi au début de leur existence la prédominance de ce centre de force, régressent petit à petit par complaisance à l’ignorance, l’animalité et l’indolence. Ils arrivent alors à cristalliser, vers la fin de leur vie, leur niveau prédominant sur ce centre de force, avec toutes les manifestations citées plus haut. Dans le cas de la naissance avec cette prédominance, s’il n’y a pas d’efforts soutenus et persévérants, fondés sur une connaissance lucide de l’état de fait, pour éliminer la complaisance, la paresse, l’inertie, en utilisant l’énergie de ce centre comme foyer d’éveil des autres centres de force, le destin d’un tel être sera l’échec et l’impuissance. Il faut donc, qu’il éveille, tour à tour, les autres centres, par la transmutation de l’énergie sur les plans supérieurs, sinon son existence aura quelque chose de caricatural et d’inutile, surtout pour les autres.


Synthèse Muladhara

 

Ce çakra est localisé à la base de la colonne verté¬brale, entre le sexe et l’anus. Il adhère à l’entrée de Sushumna et se trouve donc situé au-dessous du Kanda et de l’endroit où se rencontrent les trois nadis supé¬rieurs.


Mula signifie racine, et adhara, support. On le nomme ainsi car il est véritablement le centre sur lequel se repose Sushumna nadi et parce qu’il est le lieu de réunion (kanda) de la racine de tous les nadis. Mula¬dhara est formé de quatre pétales rouges écarlates sur lesquels sont écrites en or quatre lettres de l’alphabet sanskrit, symboles des quatre béatitudes : Va, Sha, Sha, Sa. Dans le mandala, Muladhara correspond à l’élément terre et est symbolisé sous la forme d’un carré de cou¬leur jaune or. La syllabe « Lam » est la formule sacrée de ce çakra. Au centre du carré se trouve un triangle féminin appelé Tripura, c’est ici que se trouve la rési¬dence de Kundalini, la force féminine potentielle. Chez l’homme, la pointe du triangle est inversée pour indi¬quer la différence de polarité, le corps subtil étant sexué comme le corps physique. On considère en effet généralement que la femme est physiquement négative et psychiquement positive, et que l’homme au contraire est physiquement positif et psychiquement négatif. Dans le triangle la pointe en bas se dresse le Svyambhu-Lingam autour duquel, lumineuse et puissante, repose Kundalini, qui fait trois tours et demi sur elle-même et couvre de sa tête l’orifice du Lingam. Lors de la médi¬tation, on visualise Kundalini tenant le livre et la Vina, exécutant les mudras Abhaya et Varana et chevauchant un lion. La divinité tutélaire de Muladhara est Brahma et sa Shakti (contrepartie féminine) est une Dakini debout sur un lotus rouge, tenant la pique, le khatvanga, l’épée et la coupe de nectar ; elle est d’appa¬rence terrifiante et confère l’illumination. Ce çakra exprime la qualité de cohésion. Muladhara régit l’odorat comme organe de sensation et les pieds comme organes d’action. L’éléphant blanc, symbole des initiés, représente Kundalini en action, lorsque celle-ci s’élève avec force et puissance à travers les sept çakras (les sept trompes de l’éléphant).


Muladhara Chakra régit l’anus en tant qu’organe d’action, le nez comme organe de perception ainsi que l’odorat comme sens. La couleur qui lui est associée est le jaune argileux.

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