La génétique et le Tantra – les secrets des neurohormones et du bonheur en couple (3)

Avoir ou ne pas avoir… d’orgasme?

On a longtemps considéré que l’incapacité à atteindre l’état d’orgasme, les relations frustrantes où les deux amoureux ne font pas assez l’amour et où la femme n’atteint pas l’état d’accomplissement nécessaire, conduisent inévitablement à des frustrations et à des situations de conflits.

Mais les recherches contredisent cette idée. Si le mécanisme par lequel on atteint l’orgasme et si la configuration neurohormonale sur le fond de laquelle se produit l’état d’orgasme sont et restent au niveau instinctuel, même si l’éjaculation n’apparaît pas, les hormones qui induisent la sensation de saturation, de satiété et de rejet sont présentes. Ceci apparaît dans les conditions où l’on ne respecte pas les indications tantriques en ce qui concerne la pratique érotique sacrée, avec toutes ses étapes très importantes, parmi lesquelles on peut mentionner : la transfiguration, l’amour actif qui détermine à offrir en permanence ce qu’on a de meilleur pour le bonheur de l’autre, la sublimation harmonieuse des énergies à la fin de la rencontre érotique et la réalisation de l’effet d’avalanche, qui suppose que les deux amoureux se séparent temporairement. Toutes ces étapes sont très importantes, même si, pour certains, elles semblent exagérées. (“Où aller à 3 ou 4 heures du matin après une nuit d’amour si on habite avec la femme aimée?” – c’est l’éternelle question…).

Les solutions offertes par la science sont tout à fait pessimistes. On nous dit d’accepter cette situation et de se consoler, et on nous propose comme unique solution d’éviter l’orgasme, même ceux sans décharge, afin d’éviter la possibilité de produire des hormones de saturation. Les savants en neurosciences conseillent d’ailleurs l’application du procédé Karezza, qui conduit à un état de plaisir seulement jusqu’à un certain point, sans même s’approcher de l’état contrôlé de maximum de volupté.

Les conclusions de ces études ont mené à la formulation d’un slogan terrible : „un orgasme, un pas de plus vers le moment de la séparation”. Cependant, le Tantra nous apprend que l’état d’orgasme est l’interaction harmonieuse et puissante du point de vue de la polarité qui conduit à la transcendance de la nature individuelle limitée et même à la transcendance de l’ego. En, conséquence il ne peut pas cacher un tel danger. C’est pourquoi la seule voie qui nous est offerte et qui peut nous aider à échapper à cette malédiction génétique est la spiritualisation et la sacralisation de la relation de couple.

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Cela suppose l’application persévérante, constante, avec tout l’enthousiasme et l’ouverture dont nous sommes capables des conseils que nous avons reçus en ce qui concerne la relation de couple, même si, en apparence, cela nous privera de quelques petites joies. Prenons, par exemple, le conseil de toujours appliquer l’effet d’avalanche après avoir fait l’amour avec l’être aimé. Si, au lieu de partir à distance l’un de l’autre pour que les états élevés que nous avons vécus ensemble se cristallisent, il est plus important pour nous de dormir ensemble, soyons conscients du risque que nous prenons : celui de stimuler la production de l’hormone nommée prolactine (qui apparaît faute d’une sublimation suffisante des énergies au niveau des centres de force supérieurs Anahata, Vishuddha, Ajna et Sahasrara Chakra) qui induit le sentiment d’irritation, de satiété et de rejet même envers l’être aimé ! Dans cette situation, les deux hormones principales, l’ocytocine (l’hormone de l’amour) et la prolactine (l’hormone de la saturation) ne réussissent pas à s’équilibrer réciproquement et on arrive inévitablement à une situation critique.

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